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NEWS

Se vacciner, un acte de responsabilité:
le chemin indiqué par les rabbins italiens   

Se vacciner, un acte de responsabilité pour nous-mêmes et les autres. Mais c'est aussi une action conformée aux principes et valeurs à la base de l'identité juive. Dans les deux textes qui suivent, les membres du Conseil du Rabbinat de l'UCEI, l'Union des Communautés Juives Italiennes, et la direction de l'Association Médicale Juive le rappellent.
 
La thématique de la vaccination contre le Corona virus soulève différentes questions à propos de l'efficacité du vaccin, sa sécurité et plus largement à propos des risques que on peut avoir dans un traitement médical et lors de la recherche des sources fiables, comme indiqué dans la Halakhà.
Discussions animées au sujet des vaccines contre le Covid sont en cours dans la société civile; plusieurs rabbins, oralement ou par écrit, se sont prononcés contre la vaccination pour certaines catégories ou en générale. Au contraire, se sont prononcées en faveur du vaccin les plus illustres autorités rabbiniques du monde, de différentes orientations du judaïsme orthodoxe (auxquelles l'ARI, Assemblée Rabbinique Italienne, se réfère également), comme le Grand Rabbinat d'Israël, Vaad Rabanè Europa, Rabbi Asher Weiss etc. Pour cette raison nous rapporterons leurs arguments à ce sujet avec notre humble avis.
Bien qu'il y ait des critiques, parfois par des travailleurs, c'est évident que la communauté scientifique encourage la vaccination, et que cette dernière a sauvé des millions de vies, tout en tenant compte du fait que certains éléments ne pouvaient être évalués qu'avec le temps. Dans les traitements médicaux, il peut y avoir des risques pour la personne. Ce sujet est abordé dans la Halakhà. Un risque excessif peut être une transgression du commandement biblique selon lequel on doit sauvegarder la vie de notre peuple (Dt. 4, 15).
L'interdiction de nuire aux personnes est codifié par le Rambam dans la Mishnè Torah (Hilkhot Chovel umaziq 5,1). De lorsqu’un traitement médical présente des risques, cela soulève une question halakhique qui doit être examinée. Par exemple, Rabbi Ovadià Yosef z.tz.l. (Responsa Yabia’ Omer 8, Choshen Mishpat 12) permet, sur la base de diverses considérations, des interventions purement esthétiques, tout en présentant des éléments de risque. Sans connaître exactement les risques de la vaccination contre le Covid, les risques associés à la maladie, dans ses cas les plus graves, sont certainement beaucoup plus élevés, au point de justifier la vaccination. Par exemple, selon Rabbi Avraham Steinberg pour une intervention de sauvetage, pour justifier l'intervention 30% de chances de guérison est suffisante, par rapport à 70% de risque.
La Gémara (Shabbat 61), qui s'intéresse aux remèdes diffuses à l'époque, établit que la validité d'un traitement est déterminée par sa efficacité dans 3 cas, pas nécessairement avec la guérison de la maladie, mais aussi pour prévenir l'apparition des symptômes, comme dans le cas des crises d'épilepsie. Et ainsi c'est établi par le Choulhan Aroukh (Orach Chayim 301, 25).
Comme on sait, dans différents domaines de la Halakhà, par exemple pour nourrir le malade dans le jour du Kippur, les médecins ont des avis contraignants, et aussi l'opinion d'une minorité permet au malade de manger, comme est établi dans le Choulhan Aroukh (Orach Chayim 618,4). Dans le cas du Corona virus l'écrasante majorité des médecins soutient que la vaccination a la capacité de protéger la personne dans bien de cas par les conséquences les plus graves de la maladie.
Puisque les vaccins ont démontré de réduire le nombre d'infections et les formes les plus graves de la maladie, nous croyons qu'il est juste de se faire vacciner, tant pour un ‘intérêt personnel, que pour un ‘intérêt collectif. Bien qu'il puisse y avoir des risques pas encore évaluables liés à la vaccination, nous croyons que les bénéfices l'emportent plusieurs fois.
 Pour ça, nous suivons l'enseignement des grands maîtres qui ont établi le devoir de se vacciner, selon le commandement biblique "vous préserverez votre peuple avec une grande attention" (Dt. 4,15), et qui nous rappellent le devoir d'être extrêmement prudent pour ne pas mettre en danger et ne pas nuire les autres, d'autant plus qu'on ne fait attention qu'à soi-même, comme l'enseigne le commentaire de Tossafot dans le traité Bavà Kamma 23, nous croyons que celui qui encourage les gens à ne pas se faire vacciner viole le principe "Ne mettre pas une embûche devant un aveugle" (Lv. 19, 14).
 
Rabbi Giuseppe Momigliano, Rabbi Daniel Touitou et Rabbi Ariel Di Porto
(Conseil du Rabbinat)

 
L'Association Médicale Juive tient à préciser que toutes les expériences scientifiques, y compris celles concernant les vaccins contre le Sars-Covid-19, sont publiques, préalablement approuvées par dizaines de comités d'éthique indépendants, publiques ou privé. Les protocoles sont publiés au moment de la soumission aux autorités réglementaires, les données des études sont évaluées en temps réel par des commissions indépendantes qui peuvent s'arrêter à tout moment si des événements jugés à risque se présentent. Les consentements éclairés doivent être approuvés par les autorités réglementaires et les comités d'éthique de toutes les institutions participant à l'expérimentation. Chaque sujet est libre de quitter l'étude à tout moment. En plus, les résultats des études sont publics, soumis à la communauté scientifique et à autorités publiques de réglementation dans chaque pays où le vaccin doit être utilisé.
Les données épidémiologiques relatives au Covid-19 sont publiques et démontrent clairement la protection donnée par la vaccination, réduisant le nombre de cas d'infection et protégeant fortement les gens contre les maladies graves ou la probabilité de décès. La preuve est que l'épidémie tue surtout dans les zones à faible couverture vaccinale.
L'Association Médicale Juive souligne l'importance fondamentale de se vacciner pour protéger tous les contacts possibles. La vaccination doit être accompagnée par les mesures classiques de confinement des infections, comme le traçage, le screening, les contrôles sanitaires, les mesures éventuelles d'isolement.
La vaccination est aujourd'hui le principal moyen pour éviter les infections, l'hospitalisation, la paralysie du système de santé qui affectent aussi les porteurs d'autres maladies ou tous ceux qui ont besoin de traitement pour d'autres maladies et pour prévenir une paralysie socio-économique comme nous l'avons déjà vécue.
 
Rosanna Supino, Benny Assael
(Au nom du Conseil d'Administration de l’Association Medicale Juive)


Traduit par Alice Pugliese, étudiante de l’Ecole Supérieure pour les Interprètes et les Traducteurs de Trieste et stagiaire dans le bureau du journal de l’Union des communautés juives italiennes - Pagine Ebraiche.

CULTURE

"My sculpture facing Lake Maggiore,
to remember and contrast indifference"

A large head with no eyes, ears, mouth. Seen from a distance, it looks like a stone. Like that the Israeli Ofer Lellouche really threw into the lake the first time he arrived in Meina, near Lake Maggiore. He was there to learn more about what it is by many considered the first German massacre of Jews in Italy during World War II to which he dedicated a sculpture unveiled to the public yesterday. It is a big stone on the shore, which had the features of a head. "A head looking at the lake", says the artist. "But a head without eyes to see, without a mouth to talk or cry. Just a silent stone which looks like a head". 
The artwork is dedicated to 16 Jews, mostly originally from Thessaloniki and displaced from Milan, whose bodies were ballasted in that seabed by the Nazis who first imprisoned them inside the Meina Hotel where they were staying and then, after a week, between 22 and 23 September 1943, killed.
At first, when the idea of a commemorative monument came up, the artist, 74, had many doubts about whether to try his hand at this project: The Shoah seemed too big of a theme. Then he understood that "whatever I do, the memory of the Shoah was a part of my DNA. Actually, I realized it was in the DNA of most Israeli artists of my generation. It was a strong and terrible revelation, but in a way, it liberated me from the fear of doing a monument in the classical interpretation of this word". 
He wanted to see the spot where the sculpture should be placed and saw the hotel, which is still there. He heard about the massacre. "How the victims were tied with barbed wire and were thrown into the lake still alive. I was taken by great emotion, a great sadness. I felt that this lake which is one of the most beautiful places in the world was hiding a dark secret. To honor the memory of the dead I bent down to the floor and pick up a small stone which I deposit at the shore of the lake. Which is the way, we, Jews, honor, in cemeteries, the memory of our dead". The sculpture required hundreds of sketches. "Drawings, small models, terracottas, some were more tormented, some were showing horror, but at the end, I chose to show a face of love and hope. That sculpture was inspired by the portrait of my wife". 

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A devastating question

By Anna Foa*
 
A few days ago, in an intervention from remote in a school in Lazio, I was talking about October 16, 1943 [the day the Raid of the Ghetto of Rome took place]. Senior high school students, in their 18. Question time comes. The first proposes the abused parallel between the Shoah and the "discrimination" carried out by the green pass, the domestic COVID-19 passport. Maybe seeing my expression, the teacher intervenes and explains that "the boy doesn't ask about facts but perception". The cure worse than the disease. I answer that I cannot see how to compare who sees their family going to the gas chamber to who's not allowed to go to a club. Then, I cannot continue and say that it is enough. Yes, I know, I should have gone on. But after having talked for such a long time, explained, and recounted, being asked this kind of question is devastating. I let the teacher know that I am waiting for excuses. Until now, it did not happen.
 
* Historian

UNFAMILIAR LEXICON

How evictions inspired a Jewish Italian dessert

By Rheanna Bello*

As Jews around the world were preparing to celebrate the High Holidays, I scoured the internet to discover some Italian traditions for Rosh Hashana, and consider how they compare to the American Ashkenazi traditions that I practice. For our dinner, my family makes sure to include a fish with the head attached; symbolic of the head of the year. Our challah is round and filled with raisins for a sweet year. We eat apples and honey, a common practice for American Jews, and go to synagogue, or shul, to celebrate with the community. Chef Giuliana Ascoli Vitali-Norsa notes that the standard Rosh Hashanah meal includes pasta in broth, meat or fish as an entree, and a honey cake for dessert.
It's important to understand where these traditions come from. My Eastern European family came from extreme poverty, and often had little money for food. Like many Ashkenazi dishes, our food comes from creativity and uses all available resources. My great-grandmother used to enjoy eating the head of the fish on the table, eyes included. Today, we tend to cook the fish whole, but the head usually ends up intact at the end of the meal. Fish is a traditional part of the many Italian Rosh Hashanah meals as well, though most of the fish recipes I came across are spicy and cooked either in some sort of tomato sauce, or served with vegetables, such as triglie alla livornese (red mullet Livorno-style), also known as triglie alla mosaica: Moses-style red mullet.

*This piece is part of a series of articles written by students of Muhlenberg College (Pennsylvania, USA) enrolled in a course on the history and culture of Jewish Italy, taught by Dr. Daniel Leisawitz, Assistant Professor of Italian and Director of the Muhlenberg College Italian Studies Program.

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ITALICS

An Italian Holocaust Memoir Adaptation
Gets a Screenwriter 

By Etan Vlessing*

 Italian screenwriter Luca Manzi has boarded Siamo Qui, Siamo Vivi (We Are Here, We Are Alive), the movie adaptation of an Italian Holocaust memoir from indie producer Arman Julian. Manzi, creator of the Boris TV series, will join Avigayil Kelman as screenwriter on the period drama now in pre-production ahead of a 2023 shoot in Italy. Kelman is the great-granddaughter of Dr. Alfredo Sarano, whose World War II diaries written amid the Holocaust were turned into a novel by Roberto Mazzoli.
Earlier, Julian secured the film rights to the diaries by Sarano, a leader of the Jewish Community in Milan. The film will dramatize Sarano’s story of concealing a roster of Milanese Jews from the occupying Nazis to shield the local Jewish community from persecution. Ultimately, he sent his family away by train to Mombaroccio for safety and stayed behind in Milan to save the lives of more than 14,000 Jews.
"I’m extremely happy to say that the wonderful writer Luca Manzi has joined our production to write the screenplay for our film with Avigayil Kelman. I know we have chosen the right team to tell this incredible story of struggle, courage and adventure," Julian said in a statement.

 *This article was originally published on Hollywood Reporter on February 10, 2022.

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LA PUBBLICAZIONE DELLA TRADUZIONE DEL TRATTATO BEZÀ

“Talmud, un patrimonio italiano”

“La pergamena brucia, ma le lettere volano via”.
Lo ricorda la targa incastonata alcuni anni fa, in Campo de’ Fiori, per non dimenticare quel che qui avvenne il 9 settembre del 1553. Circa mezzo secolo prima di Giordano Bruno, quel giorno sul rogo andarono molti libri ebraici, soprattutto pagine del Talmud. Così aveva decretato l’allora cardinal Carafa, che presto sarebbe diventato papa con il nome di Paolo IV. Tra i suoi primi atti, come noto, la promulgazione dell’infame bolla “Cum nimis absurdum” e l’istituzione del Ghetto. Il rogo del Talmud, il divieto di studiarlo in tutti i territori dello Stato pontificio, ha condizionato per secoli la vita degli ebrei italiani. Rav Adin Steinsaltz zl sosteneva che a causa di questa censura lo studio del Talmud e di conseguenza l’osservanza dei precetti fosse significativamente diminuita nella Roma ebraica (che pure si attrezzò, con alcuni sotterfugi, per aggirare il divieto papalino). Oggi il Talmud è un patrimonio vivo, nel mondo ebraico naturalmente, ma anche nel resto della società italiana. Lo attesta il progetto di traduzione in atto nel segno della collaborazione avviata nel 2011 tra istituzioni ebraiche nazionali, governo e CNR. Un nuovo trattato, il sesto a vedere la stampa dall’inizio del percorso, si è da poco aggiunto a quelli precedentemente usciti. Si tratta di Betzà (Yom Tov, giorno festivo), uno “dei più tecnici, ma non per questo meno stimolante” avverte rav Gianfranco Di Segni che ne è il curatore.
Betzà si occupa delle regole dei giorni festivi ed è suddiviso in cinque capitoli. Il primo dei quali – spiega il rav, che è anche il coordinatore della traduzione dell’intero progetto – “tratta delle differenze di opinione tra la Scuola di Shammài e la Scuola di Hillèl riguardo alle regole dello Yom Tov, su che cosa sia permesso o vietato fare nei giorni festivi”. Il secondo continua con le discussioni fra le due Scuole “relative alle feste e in particolare affronta il problema su come preparare il cibo necessario per lo Shabbàt quando il venerdì è un giorno festivo”. Il terzo si occupa del problema “se sia lecito nel giorno di Yom Tov catturare un animale (quadrupedi e pesci) per la necessità della festa e di altre regole inerenti all’approvvigionamento di cibo”. Il quarto “tratta del trasporto di cibo e bevande e dell’uso di legna per fuoco o altri utilizzi”. Il quinto infine “discute la norma per cui è proibito di Shabbàt e Yom Tov oltrepassare il limite della città e come si possa estendere questo limite in casi di necessità”.
Betzà, che è già tra le mani del Capo dello Stato Sergio Mattarella come tutti i precedenti volumi, è un trattato fondamentale per capire cosa significa osservanza in una prospettiva ebraica di cui si coglie spesso un riverbero universale. “Mi viene in mente, nel parlarne, un grande intellettuale che ebreo non era: mi riferisco ad Umberto Eco”, dice rav Di Segni. “In una sua Bustina di Minerva sull’Espresso, Eco racconta di quanto possa a volte sembrare insopportabile l’osservanza delle regole dello Shabbat, come quella sull’ascensore impostato con lo ‘Shabbat system’ con fermate automatiche a ogni piano. Una situazione snervante per chi non se lo aspetta. Poi Eco capì che se non ci si danno regole precise l’esito, inevitabile, sarà quello di non rispettarle. Fece al riguardo un paragone con le diete molto calzante: se si supera, anche di poco, la soglia di assunzione di grassi o altre sostanze che ci siamo imposti, quella soglia finirà per lievitare sempre di più. E i nostri propositi di perdere peso falliranno. Con questo ragionamento Eco entrò bene in quello spirito dell’osservanza che permea Betzà”.
Nel trattato appena pubblicato, aggiunge il rav, “la parte narrativa è forse minore rispetto ad altri”. Non mancano però “passaggi piuttosto interessanti” anche in questa chiave. Si fa tra gli altri il seguente esempio: un Maestro che sta tenendo una lezione e i suoi studenti che, a gruppi, progressivamente lasciano la sala per andare a casa, mancandogli di rispetto, anche se lo scopo è di santificare la festa. “Il fatto che durante lezioni e conferenze ai nostri tempi il pubblico smanetti dall’inizio alla fine al telefono non fa più notizia. Un problema di mancato ascolto che ricalca, in qualche modo, quell’episodio narrato in Betzà. Un caso tra i tanti – fa notare il rav – che ci ricorda l’estrema attualità del Talmud”.
 

(Nelle immagini: Rav Gianfranco Di Segni e rav Riccardo Di Segni durante un incontro al Quirinale con il Capo dello Stato Sergio Mattarella; la copertina di Betzà, il sesto trattato del Talmud tradotto in italiano)

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LA GIORNATA DELLA LINGUA EBRAICA - VOCI A CONFRONTO

"Ebraico, una scelta esistenziale"

Per il professor Gavriel Levi i prossimi dieci anni saranno decisivi per l'ebraismo italiano. In particolare per quanto riguarda lo studio dell'ebraico. “La scelta dell'ebraico è un scelta esistenziale che tocca in modo profondo gli ebrei italiani. O nei prossimi dieci anni si modifica profondamente l'approccio all'insegnamento della lingua, o perderemo il più importante strumento che ci lega agli ebrei di tutto il mondo”. Attualmente è troppo bassa infatti la percentuale di ebrei italiani che hanno padronanza dell'ebraico, evidenzia Levi, docente di Neuropsichiatria dell'età evolutiva e Consigliere dell'Unione delle Comunità Ebraiche Italiane. Per il futuro serve un cambio di passo. “Dico il 2032 perché sarà un riferimento chiaro per vedere quali traguardi abbiamo raggiunto con i bambini e gli adolescenti di oggi, che saranno i ragazzi e gli adulti di domani: queste sono le fasce di età su cui dobbiamo investire”. Per farlo, servirà un impegno comune. “Dovranno essere soprattutto le famiglie, assieme alle comunità ebraiche e all'Unione, a spingere i propri figli a studiare l'ebraico. A ogni ragazzo e ragazza dovrà essere pagato prima o dopo il bar mitvah così come prima o dopo la maturità un corso intensivo di Ulpan. Full-time. Ogni famiglia dovrà prendersi carico, secondo le proprie possibilità, di questo impegno con il sostegno della Comunità di appartenenza e dell'Unione”. La soglia da superare è quella del 50 per cento degli ebrei italiani capaci di conversare e leggere in modo fluente in ebraico. “Senza la consapevolezza della lingua, la strada è verso la scomparsa. Per questo insisto su questo punto. Penso che i primi cento ragazzi che coinvolgeremo saranno la chiave”. Secondo il professor Levi infatti sarà poi l'emulazione a fare da motore per gli altri giovani e per i loro genitori. “Una volta che i compagni e le altre famiglie vedranno i risultati di chi ha svolto il corso intensivo di ebraico, vorranno prendervi parte. Inizierà una sana competizione, a cui l'UCEI potrà dare il suo sostegno e la prima spinta. Questa è la mia scommessa”.

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L'INCONTRO CON I GIORNALISTI DEL COMMISSARIO ANTI-COVID D'ISRAELE

"Nuova ondata di contagi in arrivo,
la sfida è riuscire ad adattarsi" 

Parlando alla nazione, il Primo ministro israeliano Naftali Bennett non ha nascosto come la situazione dei contagi nel paese diventerà presto più critica a causa della nuova variante del Covid-19. “Omicron è già in Israele e si sta diffondendo velocemente... La quinta ondata è iniziata”, ha avvertito Bennett. Per frenare il tasso di infezione e “guadagnare più tempo” per prepararsi alla diffusione della variante, la chiave sarà “vaccinare i bambini il più velocemente possibile”. Così come proseguire con le terze dosi e, a maggior ragione, somministrare il doppio ciclo a chi ancora non l'ha ricevuto. Anche il lavoro sulla comunicazione sarà fondamentale, ha rilevato Salman Zarka, commissario anti-covid d'Israele, nel corso di una conferenza stampa organizzata dalla Europe Israel Public Affairs, a cui ha preso parte Pagine Ebraiche. “La prima arma contro la nuova ondata è ovviamente la vaccinazione e noi stiamo lavorando per somministrare le dosi in tutti gli angoli del nostro paese. La seconda è introdurre misure mirate, come l'obbligo di mascherine o limiti di capienza in alcuni luoghi. Un tema di cui discuteremo ora con il capo del governo”, ha spiegato Zarka. “La sfida principale sarà parlare con le persone della nuova situazione nel paese. Sembrava che avessimo superato la quarta ondata, che fossimo pronti a tornare alla nostra routine. Ma la situazione sul terreno è cambiata ancora, a causa della Delta e della nuova variante Omicron. Dobbiamo adattarci a questa nuova quotidianità”, la riflessione del capo epidemiologo di Israele. E mantenere quindi salda la fiducia tra cittadini e istituzioni.

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I RISULTATI DEL VOTO AL CONGRESSO DI TORINO

Giovani ebrei d’Italia, eletto il nuovo Consiglio

Un nuovo Consiglio per l’Unione Giovani Ebrei d’Italia. I partecipanti al 27esimo Congresso ordinario dell’organizzazione hanno eletto, in ordine di preferenze ricevute, David Fiorentini (Siena), Dafna Terracina (Roma), Beatrice Hirsch (Torino), Ioel Arturo Roccas (Roma), Joshua Remigio Bonfante (Genova), Nathan Greppi (Milano) e Andrea Luzzatto Voghera (Padova). Prossimamente si svolgerà la riunione di insediamento dell’organismo con all’ordine del giorno la nomina del nuovo presidente.
Numerosi i temi al centro del Congresso, che si è svolto nel fine settimana a Torino e ha visto la presenza attiva di una settantina di giovani ebrei da tutta Italia. Conclusi i lavori, l’appuntamento è stato in piazzetta Primo Levi per la sesta tappa del progetto “Restaurare la Memoria” dedicato alle pietre d’inciampo.
Un percorso all’insegna di consapevolezza e Memoria viva che negli scorso mesi ha già portato l’Ugei a Milano, Roma, Napoli, Venezia e Firenze.
Il nuovo Consiglio, per la prima volta nella storia dell’ente, avrà durata biennale e non annuale.

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Zemmour
A proposito di Zemmour:
Il Gran Rabbino di Francia Haim Korsia: “Antisemita certamente, ed evidentemente razzista". La presidente uscente degli studenti ebrei di Francia, Noemie Madar: “È terrificante che un razzista al giorno d’oggi si dichiari ebreo". 
Anna Foa
Oltremare - Carmel
In Israele sai che le cose si fanno serie quando viene dato loro un nome. Non che la cosa possa stupire troppo: già Adamo a suo tempo dovette come primo compito umano attribuire un nome a tutto quello che vedeva nel giardino dell'Eden. Luogo che in sé si è poi rivelato altamente problematico di lì a poco, per motivi in questo caso legati a una Hybris apparentemente innata nel genere umano e che si ripresenta continuamente, stante o non stante un ordine diretto e chiaro da parte dell'Altissimo.
Dunque i nomi. Qui di recente compaiono quando una normale pioggia di missili da Gaza richiede una risposta decisa e quindi militare. I giornali si riempiono di questo nuovo nome, sempre e necessariamente biblico, e il messaggio per il pubblico è "le cose si fanno serie".
Daniela Fubini
Storie di Libia - Aide Naouri  
Aide Naouri, ebrea libica, fuggita a 17 anni a seguito delle sommosse contro gli ebrei scatenatesi a causa della vittoria degli israeliani nella guerra dei Sei giorni. L’intervista si è svolta al Museo Ebraico di Roma, situato nel Tempio Maggiore Ebraico, nella sezione Ebrei Libici ove sono stati donati e prestati numerosi ricordi, foto, ritagli di giornali, libri, vesti, gioielli e oggetti vari anche antichi, delle famiglie ebraiche tripoline fuggite a seguito dei pogrom del 1945/1948 e l’ultimo del 1967. Nella branca Libica del Museo saranno conservate tutte le interviste fatte da chi scrive.
David Gerbi
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L'attesa per la giustizia 
Ci sono pudore, silenzio rispettoso e un'attesa che dura da quasi quaranta anni. Come se si dovesse attendere il biblico periodo per arrivare alla Terra Promessa. L'aspetto più sorprendente sono la calma, la responsabilità e la saggezza che proviene da un ambiente che non ha mai lesinato di esternare con la pancia le proprie reazioni. Quell'humus romano che non ha mai fatto trascorrere molto tempo per gridare all'opinione pubblica il proprio sdegno per gli oltraggi subiti.
Jonatan Della Rocca
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